Recueil de nouvelles - Le Souffle des spores

le souffle des spores

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noeuds celtes

Titre : Le Souffle des spores
Auteur : Ingrid Rowen
Genre : Recueil de nouvelles horrifiques fongiques
Éditions : Cordes de lune Éditions
Le 19 mars 2026
Collection : Fantastique
noeuds celtesRésumé :

Sous la terre, quelque chose respire.

Invisible, patient, le mycélium étend ses filaments dans l’ombre. Il relie les racines, les pierres, les corps oubliés… et parfois, les vivants. Là où les champignons poussent, la frontière entre la vie et la mort devient floue, et ce qui semblait inerte se met à écouter, à attendre, à croître.
Dans ces nouvelles horrifiques, forêts, maisons abandonnées, gouffres, villages et lieux du quotidien deviennent le théâtre d’une contamination lente et inexorable. Les spores flottent dans l’air comme une promesse, ou une menace. Elles séduisent, transforment, colonisent. Ceux qui les respirent découvrent trop tard que le monde fongique ne se contente pas de décomposer la mort : il façonne aussi de nouvelles formes d’existence.
Au fil des récits, l’étrangeté glisse du fantastique vers l’horreur la plus organique, telle une descente progressive dans un univers où les corps se mêlent à la terre et où la nature reprend ce qui lui appartient.
Car dans l’obscurité humide des sous-bois et des ruines, quelque chose attend. Et il suffit parfois d’un souffle de spores pour rappeler que, sous la terre comme dans nos corps, un lien ancien et silencieux nous unit au règne fongique.

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¤ Couverture souple envoûtante, par Morgane Caussarieu,
¤ Mise en page simplifée,
¤ 308
 
pages.

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¤ Couverture dure, par Morgane Caussarieu,
¤ Mise en page embellie avec des décorations sur tout le livre,
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¤ 308
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Avis sur le recueil :

🌙 "Le Souffle des spores m'a donné l’impression d’avoir traversé un territoire vivant, obscur, rampant... Un monde souterrain et horrifique fascinant qui s'immisce dans chaque pore de la peau.
Dès la première nouvelle, quelque chose s’installe. Pas tant une émotion franche qu’un vertige symbolique. Et cela donne le ton pour le reste du recueil puisque les champignons n’y sont jamais un simple décor : ils s’entrelacent, fusionnent, envahissent les objets comme les corps, s’immiscent dans les failles humaines. Ce motif fongique traverse tout le recueil comme un réseau souterrain invisible. Il relie entre elles des histoires très différentes, allant de l’horreur réaliste au fantastique, en passant par la science-fiction presque organique.
Ce qui fascine, c’est à quel point Ingrid Rowen parvient à faire du champignon une véritable langue, un personnage principal qui pourtant est au second plan. Ni plante, ni animal, il pousse dans l’ombre, sans chercher à être beau ni aimé. Il vit, il progresse, il absorbe. Et c’est exactement ce que font ses nouvelles : elles avancent lentement dans l’esprit du lecteur, jusqu’à s’y fixer. Elles maturent, poussent, et entrelacent leur mycélium dans nos pensées, même quand nous ne sommes plus face aux pages du récit.
On sent derrière chaque texte un immense travail de recherche autour de la mycologie, des espèces toxiques, de leur comportement, de leur étrangeté réelle. Mais jamais ce savoir n’écrase le récit. Au contraire, il nourrit cette impression troublante que tout pourrait être vrai, ou presque.
Comme dans Esudem, l’autrice revient sans cesse à cette question qui hante ses personnages : pourquoi ? Pourquoi certaines horreurs nous atteignent-elles ? Jusqu’où peut-on supporter la violence, la cruauté, la malveillance des autres ? Peut-on encore se sauver soi-même lorsque tout, autour de nous, cherche à nous absorber ? Et parfois, à l’inverse, que devient l’amour lorsqu’il dépasse les limites du corps et de l’esprit, jusqu’à prendre la forme d’une fusion presque mystique ?
Ce qui rend ce recueil si marquant, ce n’est pas seulement son originalité. C’est la manière dont, au milieu de l’horreur, il reste toujours une forme de grandeur humaine.
Une lueur ténue, jamais naïve. Ingrid Rowen ne force jamais une morale, mais elle laisse au lecteur quelque chose à emporter avec lui : l’idée que même dans l’obscurité, même dans ce qui nous contamine ou nous dévore, il reste une possibilité de résistance et de libération.
On entre dans ce livre comme dans une forêt humide, étrangère, silencieuse. Et lorsqu’on en ressort, quelque chose en nous a changé. Un peu comme si, entre ses pages, l’autrice avait discrètement déposé quelques spores." 🌙

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🌙 "Voilà un recueil de 15 nouvelles d'horreur autour d'une thématique commune: Les Champignons. Sujet qui me passionne depuis un moment maintenant. C'est donc avec un engouement non dissimulé que je me suis jeté dessus à sa sortie, après plusieurs mois d'attente. Et le résultat est à la hauteur de mes attentes. On salue au passage la très belle édition et le travail de Morgane Caussarieu sur la couverture qui répond parfaitement à la promesse du recueil.
Dès les premières pages, Ingrid Rowen installe une présence diffuse, presque imperceptible, qui ne quitte jamais vraiment le lecteur. Parfois l'horreur frontale, mais souvent elle est une lente imprégnation. Quelque chose qui se respire, qui s’accroche, qui s’insinue dans les corps autant que dans les esprits.
La nature y est partout, souveraine, indifférente, profondément ambivalente. Elle n’est ni refuge, ni ennemie: elle est. Et face à elle, l’humain vacille. Les frontières se troublent, entre le vivant et le contaminé, entre le soi et l’autre, entre ce qui relève encore de la volonté et ce qui appartient déjà à une force plus vaste.
Ingrid Rowen, prend plaisir à utiliser le corps humain comme un écosystème envahissable. C'est dans une ambiance humide où la nature est omniprésente, en constante mutation; que le malaise se diffuse, progressivement, comme un éclat de spores qui se répandent dans la pénombre. Les champignons prennent ici le contrôle, et se réapproprient leur légitimité à exister. Les recherches de l'autrice donnent encore plus de corps et de crédibilité à ses nouvelles et c'est un bonheur pour le mycophile que je suis.
Sous cette horreur organique affleure une matière profondément humaine. Le texte interroge le deuil, dans ce qu’il a de stagnant, de transformateur, presque de contagieux. Il explore aussi la vengeance, non pas comme un éclat, mais comme une lente fermentation. Une émotion qui travaille en silence, qui altère, qui déforme.
Le corps devient alors un territoire. Fragile, poreux, traversé. L'autrice y inscrit une réflexion troublante sur notre rapport à la chair: ce que l’on croit maîtriser, ce que l’on subit, ce que l’on refuse de voir. Le corps n’est plus une limite, mais un passage. Elle nous parle aussi de différence, de tolérance et d'amour au travers les mutations et symbioses diverses.
En filigrane, d’autres tensions émergent. Les inégalités sociales, discrètes mais persistantes, dessinent des personnages plus vulnérables que d’autres face à ce qui advient. La tolérance, elle, se heurte à l’altérité radicale: jusqu’où peut-on accepter ce qui nous échappe, ce qui nous transforme, ce qui nous menace ? Que reste-t-il de nous même lorsque l'on est sous l'emprise d'une force qui nous dérobe à nous même ?
Et toujours, cette idée insistante: l’humain n’est pas au centre. Il n’est qu’un élément parmi d’autres, exposé, traversé, remplaçable.
L’écriture, elle, épouse parfaitement ce propos. Sensorielle, enveloppante, presque hypnotique, elle capte autant qu’elle dérange. Elle oblige à rester, même lorsque l’inconfort s’installe. Même lorsque quelque chose, en nous, commence à céder. Parfois visqueuse, parfois débridée mais toujours avec un fond de poésie.
Un recueil efficace dont seulement trois nouvelles ne m'ont pas convaincues. Par pure sensibilité personnelle plus que par leur qualité. Un mélange habile qui m'a beaucoup plu et dont certaines nouvelles me laisseront un souvenir persistant c'est certain. Il plaira à quiconque aura le courage de s'abandonner à cette nature du sous sol qui semble dormir. Mais qui reste toujours à l'affût de nos faiblesses pour y trouver une nouvelle impulsion à sa croissance insatiable.
Mes nouvelles préférées : La Moisissure sur mes Murs, Fungi Amoris, Je Suis, Mes Chers Voisins, La Cueillette et Sylve Fongique." 🌙

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